Odyssées vers le Sud

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Pérou › Pérou Ombeline

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lundi 21 janvier 2008

"vive la vida y no dejas que la vida te viva!"

Les souvenirs se bouleversent, le temps presse, les livres et 1001 choses a rapatrier s'amoncellent mais le travail, les rires et le soleil surpassent quelconque concurrence, n'en déplaise à l'alléchante réputation du chocolat belge, argument de choc en pas mal de circonstances...

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vendredi 7 décembre 2007

Coutumes et bizarreries péruviennes...

Top 10 des habitudes sympas, étonnantes, voire vraiment étranges du Pérou! A vos plumes, prêts, partez!!

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samedi 24 novembre 2007

Rendez-vous a 2700m au dessus du niveau de la mer

Dans la vie, faut avoir des buts...

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vendredi 9 novembre 2007

3 mois déjà!

Voila un petit aperçu de mon quotidien péruvien!

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lundi 29 octobre 2007

Vilcabamba!

Prétexte infaillible que celui du passeport à prolonger : nous voilà donc embarquées vers les hauteurs équatoriennes!

Le choix de la destination n’a d’autre mérite que l’indication fortuite dans un vieil atlas déniché ici, d’un village plus ou moins (la Camilla confirmera !) proche de la frontiere péruvienne: j’ai nommé Vilcabamba!

L’appel de la Sierra ne se fait pas attendre: le départ est avancé de deux semaines suite à un bref coup de fil et afin d’éviter la paralysie annoncée pour dimanche, jour de recensement national au Pérou ! Nous partons donc avec chaussures de marche et moustimug, fortifiées par la certitude que désormais il ne peut plus rien nous arriver…ou presque!

Premier passage de frontière nocturne: on entre dans la bicoque des flics péruviens où trône sur une table peu éclairée une pile impresionante de carnets verts…1 pour chaque pays!

La traversée du pont séparant les deux pays se fait à pied et nous voilà déjà confrontées au premier choc culturel: en equateur tout est informatisé…ceci dit si la technologie se rapporte à la lenteur du gardien, le douanier équatorien est de loin le phénix des lambins de cette joyeuse contrée!

Arrivée à Loja à 5h du mat sous une pluie fine : dur, dur de discerner dans l’entrebaillement d’une paupière paresseuse lequel du somme belge ou du réveil équatorien semble le plus véridique!

Sur ce, nous décidons de poursuivre notre bout de chemin vers Vilcabamba et nous y fourrons le nez dans l’oreiller sans réaliser le subtil slalom entre les gouttes qui commençait alors... Réveil enchanteur vers midi ! Petit village perdu dans la montagne mais dont le centre semble s’adapter au touristes : c’est la première fois que je vois une pizzeria depuis mon arrivée à piura ! Pourtant dès qu’on s’éloigne de la petite place centrale, fleurs, mandarines et bancs en bois coloret le cadre de cet endroit où le temps semble s’être arrêté pour mieux écouter les sabots des chevaux passants…

Camille nous rejoint à 2h du mat au Rendez-vous, FÊÊÊTE !!!!!!!

Randos, rires, discuss infinies sur nos travaux respectifs, les retrouvailles des belges se passent à merveille…et l’apothéose en fut la découverte d’un chocolatier belge !! dégustation incontournable d’un chocolat chaud…zeer lekker !

Départ pour une rando de 2 jours à Caballo avec un guide local!! Notre passage perturbe quelque peu les classes…

 

Nuit dans un refuge au cœur du parc national de Podocarpus dont la végétation est proliférante

jeu de carte, traditionnel spaget bolo et descente vertigineuse jusqu’à une cascade pour y remplir nos gourdes ! L’agilité avec laquelle les chevaux nous ont amené au sommet de 3200m est impressionnante, et je ne suis pas prête d’oublier le galop effréné le long des cheminées de fées !

De retour au village le guide nous a avoué autour d’une pilsener qu’on était épiées ! Il avait reçu 5 coups de fil en moins de 2h de villageoises qui sous un quelconque prétexte étaient avides de détails « qu’ont-elles cuisinés ? Se sont-elles baignées dans la cascade ? » et vous imaginez les autres questions passionnantes… On a donc alimenté les comérages et vu la précision et l’assiduité des questions posées, je serais prête à parier que l’année prochaine il y aura un vendeur de pain perdu sur la place de Vilcabamba!!

Après le départ de Cams, Isa et moi sommes retournées à Loja pour y découvrir une ville très sympa avant de passer 2 jours de folie à Piura !! Pas le temps de se reposer, après la montagne, direction playa et les calamars de plus de 30kg !

 

Discussion avec des pêcheurs paisibles, nous expliquant qu’ils gagnent 10centimes d’euro par kg...

Dégustation d’un ceviche face aux vagues et pélicans…

Au retour, écrabouillée entre le frein à main, Isa et la porte, on s’est fait arrêter par un flic qui s’est approché et nous a dit sur un ton méga sérieux : mettez votre ceinture de sécurité…et je l’accroche où?? Par contre il n’avait pas l’air plus perturbé que ça du fait qu’on soit entassé à 7 dans la voiture…comme quoi dans la vie tout est une question de regard !

 

Le lendemain aprèm crêpes et Seco de Chevalo (plat à base de banane verte à cuire..) avec des amis et pas d’au revoir au Pérou sans fiesta...démonstration de musique et danses créoles sur la plaza de armas avant de se trémousser sur quelques meringues endiablés! Merci pour ce périple extra!!!!!!!!!!!

samedi 29 septembre 2007

anecdotes de campo!

Afin que vous ne croyiez pas que je ne fais que me dorer les fossettes ou discuter à l'ombre des cocotiers, bananiers et autres activités exotiques devenant quelque peu frustrantes lorsque l'automne belge* se fait de plus en plus présent de votre côté du globe (*je précise juste pour éviter toute confusion avec les tons picturaux des étés indiens incompatibles avec la drache nationale!) , je vous envoie ce mail "rectificatif", épinglant certaines des situations plus cocasses de ces derniers jours sur le terrain...
Tout d'abord, moi qui m'émerveillais des buses, cigognes et rapaces de la vallée, ai vite compris que faute de pigeons de plumes au Pérou, les péruviens trouvaient tout de même matière à plumer des pigeons...vous l'aurez compris, j'y en ai laissé quelques-unes! Je pourrais argumenter qu'il faisait noir ds ce bus et bla et bla et blaa... mais à vrai dire, ils auraient pu me refiler ces fausses pièces en plein jour, je n'y aurait vu que du feu!! Prenez donc garde à la fausse monnaie, car impossible de la refiler par après, le plus "naïf" des vendeurs de rondelles d'ananas vous rira au nez!

Le fait de pouvoir aller récolter des données auprès des gens, vivant parfois dans des zones très isolées, est une démarche intense en émotions! Du découragement lorsque vous tournez en rond au côté bouleversant de la réalité de ces familles vivant pied-nus dans des cabanons sans eau ni sanitaire, vous expliquant en toute simplicité leur quotidien et qu'il faudra sans doute vendre l'âne qui vient de traverser la pièce pour faire face à la maladie du fils...en passant bien sür par rires et frayeurs!
Lundi, j'avais rendez-vous à Chocan, si vous ne situez pas de suite, il y a de quoi, autant dire que c'est le bout du monde!! Je débarque donc dans cet hameau désertique encore sous l'hypnose des zig-zags parcourus, un sourire béat sur le visage...une fois le taxi parti et le nuage de poussière retombé, je réalise que j'ai largement loupé mon rendez-vous et que je suis seule au milieu de nulle part...
Même pas moyen de faire une pirouette à la Ombeline et d'interroger le premier passant pour la simple raison que par ici, ON ne passe PAS.
Ceci dit, de fil en aiguille, mon compère au chapeau de paille me retrouve et m'introduit chez le garde de l'eau du village (...je passe les "passionant!" et autres exclamations pour arriver)...au hic de l'histoire: LE gateau. L'assiette sur les genoux, la vue de la patisserie m'évoque les quelques fois où j'étais à deux doigts de sortir mon appareil photo en pleine rue pour ramener une preuve des vitrines -- supposées alléchantes?? -- exposants de dodus gateaux de mariés sortis tout droit de films amérloques sous toutes leurs variantes de crèmes, de perles et pastilles multicolores ou gelatines extravagantes et dont on se méfie presque de voir sortir quelqu'un s'exclaffant: "Surpriiise!"...les yeux rivés sur le contenu, je réalise donc que non ce n'était pas seulement décoratif. Pas mauvais non plus d'ailleurs, même si j'avoue que malgré l'oeil inquisiteur du "Jésus-rasta-man" dont la photo orne toutes les pièces par ici, je n'ai pu résister à refiler quelques miettes au chien...

Un autre jour, revenue dans la zone des bananiers et marchant dans la direction du prochain village, je me suis fait rattraper par 2 enquiquineurs s'empressant de me mettre en garde des mauvaises rencontres éventuelles (la spécialité des péruviens est de souligner le danger et la méfiance qui est de mise dans leur propre pays, ce qui soit dit en passant ne rassure pas sur les intentions des "anges gardiens" en question!) et que je suis sur le point de remballer lorsque je m'aperçois que le gars à ma droite trimbale une machette digne du dernier James Bond!! GLOUPS, je ravale tout ce qui me reste de fierté et marche muette en espérant arriver au plus vite au village...
"Arme de travail" qui m'a tout de même sacrément refroidie!
Ah oui, ils sont bien sympa les enquêteurs précédents mais à force d'offrir des cadeaux pour remercier les gens de leur patience, je me suis retrouvée face à un: "et notre cadeau???" crié haut et fort en sortant d'une des maisonnettes "enquetée"...j'ai alors confectionné un avion en papier sur lequel j'ai griffonné "vol direction Belgique, le pays du chocolat!" tendu avec un grand sourire, ce qui nous a valu de francs éclats de rire mais il faudra songer à une technique plus subtile pour la suite...
Enfin, on ne pourra me reprocher d'avoir testé tous les moyens de transport: après l'âne, le cheval, mon vélo rafistolé de 12 rustines, c'est une motocross que j'ai chevauchée hier pour parvenir à l'endroit indiqué car la piste n'était pas praticable autrement... à quand la montgolfière?
C'est parfois bizarre l'impression de partager tant de choses avec les gens d'ici tout en étant autre, inatteignable dans ma différence et presque à l'abri de cette réalité tantôt dure, tantôt tellement simple dans sa capacité de vivre le présent qu'il nous est parfois difficile d'appliquer face à un rythme de vie occidentale rapide et sans cesse tourné vers le futur et ses projets...presque devenus partie de qui nous sommes. Pourtant, est-ce vraiment là que réside l'essence de l'être? Je ne le sais...

jeudi 27 septembre 2007

Fausse monnaie

Woaw Isa, génial ton dernier mail!!! Ca donne envie de venir...je pense au we du 12-14 octobre ou celui d'avant!! dis-moi quoi! Sinon je veux juste vous prévenir de faire gaffe à la fausse monnaie...je me suis fait avoir dans le bus un soir, il faisait noir mais franchement même en plein jour je me serais fait pigeonnée...il parait que les pièces sont moins lourdes et plus "noires" que les autres... en tout cas, tout le monde s'en méfie et impossible de la refiler en chmet' ;)! que le vaya bien! Omb

jeudi 20 septembre 2007

aaaaaaaaarrrrrrrgggg

Journée très bizarre, j'étais vraiment tout seule au milieu de nulle part et devais retrouver des personnes précises dont l'adresse n'était qu'aproximative...Je me suis fait traitée de sorcière, les enfants riaient sur mon passage et les adultes me dévisageaient mais le pire c'est qu'on me remballait partout, l'horreur! Puis, vers 2-3h, les fermiers ont commencés à rentrer des champs et j'ai pu en rencontrer certains et avoir des discuss passionnantes! comme quoi, faut jamais perdre espoir! Ceci dit, je suis pas sortie de l'auberge...

dimanche 16 septembre 2007

Virée à Cusco

Petite question comme ça en passant…le fait que je sois quelque peu distraite ne fait aucun doute, mais jusqu’à quel point ?

• Oublier mes notes le jour J d’une présentation orale sur le concept ultra clair qu’est « MiFID » (euh…c’est l’abréviation de quoi déjà ?)

• Déposer mes lunettes de soleil sur le coin d’une table et m’en aller en pensant toujours les avoir sur le bout du nez…

• Revenir de Cusco avec une impression d’avoir loupé qqch, mais quoi ?

Et le plus drôle c’est ce que je suis capable de faire lorsque je m’en rends compte :

• Record du sprint de la fac au kot et retour en vélo emprunté au premier cokoteur venu et ce pendant l’intercours…

• Revenir en courant sur mes pas au péril de tomber dans le ravin lorsque je croise un âne qui s’entête à ne pas me céder le passage ! Tout ça pour constater avec amertume que mes jolies lunettes se sont fait la male !

• Aaaah, Machin picchu !

Et oui, honte à moi dirons certains car je reviens bel et bien du nombril du monde (puputi en Quechua) sans avoir eu le temps d’admirer une des merveilles du monde… et pourtant, plus émerveillée je ne pourrais l’être ! Tant de couleurs, de paysages, de saveurs et de rires se bousculent au moment de vous relater ces quelques jours sensationnels ! Tout a commencé par un de ces mots d’ordre peu -voire pas du tout- soupesé : « Ombeline, il faut sauter sur chaque occasion »…et ben merci, j’accepte donc l’invitation de Carlos pour participer à la fête de la « Virgen de la Natividad » se déroulant à Huayallabamba, petit village dans la vallée sacrée. C’est bien évidemment par après, alors que je cherchais en vain sur la carte du Pérou ce lieu imprononçable, que je commençai à réaliser l’ampleur du bazar… 14 + 22h de bus dans chaque sens, arrivée à plus de 3000m d’altitude, l’approbation tacite de devenir Hurk’as (c’est-à-dire de contribuer à la fête en offrant une vache, un cochon ou un mouton…), et bien d’autres surprises…

Débarquée à 7h du mat et d’une forme athlétique après tant d’h de bus (j’ai d’ailleurs traversé plusieurs villes et villages complètement ravagées par le tremblement de terre ce qui m’a beaucoup impressionnée), je rejoins Carlos père et fils sur la plaza de armas de Cuzco et nous voilà déjà embarqués sur les routes serpentantes jusqu’au cœur de la vallée des incas, bijou que je ne me lasse d’admirer…

Notre première mission est de cuire du pain de maïs qui sera offert à chaque invité, nous dénichons donc un four traditionnel, faisons patienter les cochons d’indes (met hautement apprécié dans la région, serait-ce dû à son sourire irrésistible lorsqu’il est servi avec toutes ses dents dans votre assiette ?) et remplissons 3 mannes de pains pats ! OK, j’en déduis ne pas être la seule invitée…

Cette après-midi là, j’ai eu la chance d’accompagner 2 volontaires pour animer une 40aine d’enfants débordants d’énergie mais devenus muets lorsqu’on a distribué le goûter…

Le lendemain, on a rempli un minibus pour aller visiter « el parque de la papa », je vous interdis ce petit sourire en coin, c’était formidable ! Accueillis par des gens de 6 communautés en habits traditionnels dans un cadre époustouflant, j’apprends avec étonnement qu’il existe plus de 1200 variétés de patates de formes et goûts différents. C’est bien sûr la rencontre avec ces personnes isolées qui fût inoubliable…

Le soir, j’accompagne le majordome sur le lieu des festivités, je réalise un peu plus…marche à la belle étoile pour amener la vierge jusqu’à l’église située à flanc de colline. 4 jours de festivités suivirent : procession, danses, festins, rencontres et humour interrompus d’escapades et de marches menant au hasard des directions indiquées par les bergers rencontrés aux ruines incas ou à des marchés typiques…

Ma gourmandise m’a d’ailleurs permis une rencontre particulière : j’avais porté un ananas dans mon sac pendant toute la montée et arrivée en haut, n’avais plus qu’une idée fixe : savourer mon butin…quelle ne fut pas ma frustration en découvrant que j’avais égaré mon canif et que, manque de bol et à moins d’être très ingénieuse, les quelques brindilles alentours ne seraient pas de grande utilité ! C’est donc ruminant que je poursuivai mon chemin jusqu’à croiser quelques maisons surplombant les ruines de Tambo Machaï. Deux longues tresses bien sympathiques de dos et le tour était joué, me voilà en compagnie de Philomena dans une petite mansarde discutant, mon ananas à la main!

La descente à travers les salinas (mines de sel) étincelantes, quel contraste avec la terre ocre des montagnes alentours !

Le dernier jour nous avons surpris les gardes de Tipon à l’aube, nous étions les seuls hormis l’archéologue et son équipe dans cette zone d’anciens marécages de la civilisation Wari!

Enfin, le dernier soir de la fête, ce fut le rite d’initiation des nouveaux K’apaq Negro (représentent les anciens esclaves), ils ont du boire un breuvage infâme en jurant de danser toute leur vie en l’honneur de la Virgen…

Sinon, je fus vite replongée dans les contradictions de mon mémoire, baladée dans tout Lima telle une balle de ping-pong d’un bureau à l’autre en vain…mais ne dit-on pas qu’à cœur vaillant rien n’est impossible ?

Je pense bien à vous et espère que tout se passe pour le mieux dans vos quotidiens respectifs !

Ombeline