Odyssées vers le Sud

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Transandine › Transandine 2009

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dimanche 2 août 2009

Transandine n°13: De Caraz à Lima

Du dimanche 19 juillet au samedi 25 juillet 2009

Vous avez apprécié les photos de la Cordillère blanche, surtout "l'amanhecer" sur un des sommets enneigés de plus de six mille mètres de cette merveilleuse chaîne de montagne. En fait, selon mon ami de Bois-de-Villers Paul Meura, cela s'écrit "amanecer", mon passé brésilien fait que je parle et écris plutôt en "portugnol".

Première rencontre avec une cycliste "longue distance"

Ce dimanche 19 juillet, alors que j'étais en train de pique-niquer, j'ai été rejoint par une cycliste "longue distance", la première que je rencontre depuis deux mois et demi. Cette fois pas de side-car ou de moto, le seul moteur étant dans les jambes, et dans la tête bien sur ! 

Claire Vanderplank, une Australienne de 26 ans partie pour un très long périple d'une année : de Cancun au Mexique jusque Buenos Aires en Argentine, de deux à trois fois le périple de la Transandine ! Cette voyageuse solitaire pousse un vélo appelé Eliza, moins chargé que le mien, équipé des mêmes pneus "Marathon XR". Nous avons échangé nos adresses, pris une photo de notre rencontre. Peut-être nous retrouverons-nous au Pérou ou en Bolivie sur la longue route vers l'Argentine ?

Quelques lignes traduites du site Internet donnant les objectifs de son voyage :

"Cycling for Cohesion" est une initiative sociale qui a pour mission de catalyser la diffusion d'idées sociales et de contribuer à un changement culturel en vue d'un développement durable et social de la communauté humaine.

Cela mérite un petit message d'encouragement (en anglais si possible) à claire@cyclingforcohesion.com

Pour envoyer un message par Internet, il suffit de 15 secondes, pas besoin d'enveloppe, de bic, de timbre, ni de salive pour le coller ! Et cela ne vous coûte pas un Eurocent ! Mais un message, cela fait tellement plaisir !

Une nuit couverte d'étoiles, et de givre

La route vers Lima passe par un plateau désertique où j'ai cherché en vain un abri pour la nuit du 20 au 21 juillet. Dès lors, je me suis enfoui dans mon sac de couchage dans une petite carrière. 

Au matin, tout était couvert de givre. Quant à moi je n'étais pas "givré" (dans aucun sens du terme) car j'avais mis toutes les couches de vêtements à ma disposition. 

Vers midi, le soleil chaud du Pérou s'est empressé de sécher le tout.

L'après midi du 21 juillet, j'ai enfilé 75 km en trois heures, une très longue descente vers la mer et vers Lima. Imaginez une descente d'une traite (avec pas mal de tournants) de Bastogne à Assesse. Que c'est agréable de descendre surtout quand la route est bien asphaltée. Mais il n'y a pas que des descentes, sinon mon raid s'appelerait la "Descandine"!

Par deux fois, des policiers m'ont arrêté pour prendre des nouvelles de mon voyage et me souhaiter bonne route, sympa n'est-ce pas ?

210 km ennuyeux le long d'une autoroute avant d'arriver à Lima

Le long de l'océan Pacifique, pas d'autre alternative que de prendre la Panaméricaine jusque Lima. Heureusement, une bande de pneus crevés bien asphaltée m'a permis de rouler en sécurité, sans crevaison.

Fourbu mais très heureux d'arriver à Lima ce vendredi 24 juillet 2009, accueilli par deux religieuses enseignantes dans un collège, en vacances. Des consoeurs des religieuses qui m'avaient si bien accueilli à Cajamarca fin juin.

Bilan de la première étape Quito - Lima

2.985 km; 51 jours de route; moyenne par jour : 58 km; 302h30' de selle; moyenne horaire : 9,8 km/h; une seule crevaison; cinq chutes sans gravité, dont une lors du tournage d'une séquence pour le film du voyage !!!

Une bonne semaine de repos dans la capitale péruvienne avant de repartir pour la seconde étape : Lima (Perou) - La Paz (Bolivie)

Hasta mas, Leon

dimanche 19 juillet 2009

Transandine n°12: Trekking dans la Cordillère Blanche au Pérou

Du mardi 14 au samedi 18 juillet 2009

Je viens de rentrer du trekking dans la Cordillère Blanche et voici mon message hebdomadaire.

Une petite rectification du message n°10

Jules César n'était pas contemporain des Incas, c'est ce que nous rappelle Jean Imberechts (actuellement en Syrie) un connaisseur du Pérou puisqu'il y a passé de nombreuses années en mission. Comme lui, n'hésitez pas à me faire remarquer mes erreurs.

Les mines au Pérou, points de vue divergents

Sur la route que j'ai prise pour arriver ici à Caraz, j'ai traversé de nombreuses régions minières. Des petites mines de charbon parfois exploitées par quelques ouvriers. De plus grandes mines, d'or essentiellement, qui, comme en Roumanie (cf. projet de la société Canadienne à Abrud, village désertifié soutenu par Mme Dujardin de Durnal) utilisent des bassins de décantation au cyanure. 

Selon un employé rencontré non loin d'une de ces mines d'or, "Nous contrôlons la situation, !" Selon les paysans riverains interroges, ils sont moins affirmatifs : ils craignent pour l'eau de leur puit, pour leurs cultures, pour leurs produits, pour leurs enfants... C'est vrai que du cyanure, cela ne doit pas trop respecter l'environnement, et les humains qui y sont environnés !!! Question de points de vue, et d'intérêts !!

Dans les rivières que j'ai longées, j'ai vu des chercheurs d'or, passant leur journée à remuer des tas de graviers, dans l'espoir de trouver quelques hypothétiques pépites d'or. Différences de moyens, différences de chance !

Traversée de cinq jours de la cordillère blanche

Bien renseigné par le guide "Lonely Planet", je suis parti avec l'Agence Pony Expéditions dont le gérant Alberto connaît bien Tubize et le Club Alpin Belge. Parti avec le guide Mauricio et son âne comme porteur de bagages, je me suis joint à un sympathique trio d'amis de Chalons-en-Champagne : Ophélie, Damien et Guillaume, trois amis d'enfance en visite au Pérou.

Nous avons tout partagé: la cuisine, car mon camping gaz était un peu faiblard par rapport aux vents andins, les spaghetti, le thé aux feuilles de coca (contre le mal de montagne), la confiture de la grand-mère de Guillaume, les sentiers, les difficultés dues à l'altitude mais aussi les beautés de cette montagne que vous pourrez découvrir grâce aux photos jointes.

Deux cols de plus de 4.700 mètres, c'est à dire quelques poussières en moins que le Mont Blanc, sommet de l'Europe géographique. Beaucoup d'arrêts pour reprendre son souffle mais la joie d'arriver aux sommets. 

Tout d'abord une photo des quatre compagnons au sommet du col de Punta Union (4.750 m), dans le soleil et une autre dans le brouillard, le col de Portachuelo, arrivé au sommet avec Mauricio (les amis français étaient partis la veille) ce samedi 18 juillet à 8 heures au matin.

Je vous offre quelques belles vues de ces montagnes, des lacs, des fleurs et un superbe "amanhecer", un lever de soleil unique après une nuit glaciale (au matin il y avait du givre sur les tentes) passée à 4.395 m.

Dans cette montagne magnifique, j'ai croisé deux couples de Belgique, l'un de Gembloux, l'autre de Rhode-Ste-Genese.

La lente agonie de la cordillère blanche

Selon Mauricio, guide de Montagne, âgé de 53 ans, quand il était enfant, il y avait de la neige l'hiver (l'été pour nous) dans toutes les vallées menant aux pics de la Cordillère. Depuis, lentement chaque année la neige recule. Selon lui quand il sera "au cemetero", la cordillère n'aura plus de neige, et il n'y aura plus de touristes pour faire des trekking ! 

Je vous assure, pendant la nuit d'insomnie passée dans cette montagne, je l'ai entendue gémir, comme quelqu'un qui sent qu'il va mourir,

A dans une semaine, ce sera à Lima, la capitale du Pérou.

Léon

****

Merci a ceux et celles qui m'envoient des messages comme par exemple Jean-Noel Pierret, d'Alle-Sur-Semois

"Nous te souhaitons une bonne continuation dans ton aventure et de garder la forme pour aller jusqu'au bout ! Encore merci pour tout le travail que tu te donnes pour tes correspondants. Amitiés. Jean-Noël"

Et oui des correspondants, il y en a 360 !

lundi 13 juillet 2009

Transandine n°11: Une chevauchée fantastique vers la Cordillère blanche

Du samedi 4 juillet au lundi 13 juillet 2009

Une nuit dans une famille enveloppé dans des couvertures en laine de lama

Apres avoir quitté Cajabamba. je me suis dirigé vers l'Ouest, vers Trujillo par une belle route récemment macadamisée. La journée a été longue car le col qui m'attendait grimpait jusqu'à 4.000 m. Retardé par un orage, je suis arrivé au sommet à la tombée de la nuit et j'ai trouvé refuge dans une famille qui a bien voulu m'accueillir pour la nuit. 

J'ai très bien dormi au chaud dans la cuisine à côté de la table ("familiale", 12 enfants !) où il y a un feu utilisant des pierres de charbon de la mine voisine. J'étais dans un coin avec deux bonnes couvertures en laine de lamas en plus de mon sac de couchage. Dans l'autre coin : des cochons d'Inde!

Heureusement que j'ai trouvé cette maison car les fils m'ont indiqué la route que je devais prendre vers le Sud. Une route en terre et en pierrailles dans un décor impressionnant : à 4.000 m, il n'y a plus de végétation.

Une série de plusieurs nuits sans hôtels

Par un itinéraire fait de routes de terre ou empierrées, j'ai mis beaucoup de temps pour progresser dans une région très montagneuse. Le soir tombe vite. Heureusement, la première nuit, j'ai trouvé un refuge de montagne (pour les animaux, avec de la paille, sans animaux).

La nuit suivante dans une maison en ruine (le propriétaire et sa maman sont venus me saluer gentiment le matin). 

Quant à la troisième nuit, je l'ai passée à la belle étoile, bien au chaud dans mon sac de couchage, sous la toile imperméable qui m'accompagne dans tous mes voyages. En effet une fine pluie est tombée une partie de la nuit.

24 heures pour traverser une vallée.

Ces 7 et 8 juillet, j'ai mis 24 heures pour passer d'un village "Mollepata" d'un côté d'une vallée à un autre "pueblo" situé de l'autre côté de la vallée, appelé "Pallasca", distant du premier d'environ 10 km à vol d'oiseau. Les gens m'avaient prévenus que ce serait très dur ! Entre les deux villages, une descente vertigineuse suivie d'une très très longue montée. 

Tout d'abord une suite de lacets, avec 24 tournants. Un décor splendide; une route pratiquement pas utilisée vu le dénivelé : quelques camions, quelques bus et motos. Je joins des photos de ce passage laborieux avec de très nombreux lacets, un peu plus nombreux que ceux de l'Alpe d'Huez, sans macadam, et bien sûr, vous me connaissez, sans EPO !

Une longue chevauchée le long de très belles rivières

De Pallasca, perché à 3.095m, je suis descendu vers la mer à un niveau de 575m pour remonter de nouveau jusqu'à 2.300m. Des routes empierrées, impossible de rouler plus vite qu'à du 7 km/h de moyenne, même en descente. Les cailloux, petits et gros, se chargent de ralentir, voir de déstabiliser ou de bloquer le vélo. 

Il faut sans cesse être vigilant car le précipice n'est pas très loin, et sans parapets. Mais le décor est splendide: la rivière Tablachata et ensuite la rivière Santa aux eaux tumultueuses, couleur encre comme la pierre, ou les mines de charbon que l'on rencontre.

Une nuit, j'ai dormi dans mon sac de couchage; j'ai eu moins froid qu'à l'hôtel. J'avais comme décor les montagnes éclairées par une pleine lune. Un décor semblable à celui des nuits passées dans le désert, pour ceux qui en ont déjà fait l'expérience. 

La nuit suivante, impossible d'arriver au village. Après avoir roulé une heure dans le noir, accueil chez un marchand de matériaux : j'ai dormi entre les sacs de ciments, après m'être cuit un spaghetti au thon sauce tomate.

Rencontre entre Belges et Equatorienne, sur une route perdue du Perou !

En pleine montée en lacets vers le "Canon del Pato" où il y a une centrale hydro-électrique, je suis rejoint par une moto dont les occupants portent des casques. "Ce ne sont pas des Péruviens, généralement ils n'en portent pas", me dis-je. Je leur fais signe de s'arrêter. Surprise, le pilote, Renato, vient d'Eghezée en Belgique (à un jet de Pierre de Jambes) et son accompagnante prénommée Liced, de Quito

Echanges d'adresses, d'expériences de voyage, promesse de se retrouver en Belgique.

Arrivée à Caraz tard dans la nuit

Après une série impressionnante de tunnels (35 au total) sur la route du "Canon del Pato" vers le Sud, j'ai eu la très grande joie de retrouver une route macadamisée (après 305 km de routes empierrées). Pour arriver à Caraz, j'ai roulé deux heures dans le noir sur une très belle route. Avec mes yeux de chat pas de problème, en plus qu'il y en avait sur la ligne médiane de la route !

Dans le prochain message je vous raconterai comment s'est passé le trekking dans la Cordillère blanche. Demain, mardi 14 juillet, je pars pour 5 jours en randonnée (le vélo reste à la pension familiale à Caraz) avec un muletier et une mule pour tentes, bagages et nourriture. Un décor splendide en perspective, s'il ne pleut pas. Avec le changement climatique, tout est possible.

A la semaine prochaine.

Leon

samedi 4 juillet 2009

Transandine n°10: De Cajamarca à Huamachuco

Du dimanche 28 juin au samedi 4 juillet 2009

Dimanche 28 juin, pendant que ma fille Sueli courait le Triathlon de Nice

Ce dimanche 28 juin, une pensée toute spéciale à ma fille Sueli qui participe au triathlon de Nice, une épreuve de niveau international regroupant 2.500 athlètes pour 3.800 mètres de natation, 180 km à vélo dans l'arrière-pays niçois avec un dénivelé de 1.800 mètres avant de terminer par un marathon de 42,2 km sur la célèbre "promenade des anglais". En pleine nuit, je me suis réveillé en pensant à Sueli qui avait pris le départ depuis quelques heures déjà à 6h30 du matin.

Grace à Internet, j'ai été rapidement au courant des résultats en apprenant que Sueli a terminé l'épreuve en 11 heures et 27 minutes, 37eme femme (sur 216 au départ) et 10eme de sa catégorie (30-35 ans). Cela mérite un tout grand Bravo !

Rectification : Cajamarca et non Cajabamba

Samedi 27 juin , c'est bien à Cajamarca que je suis arrivé.

Je suis accueilli pour 4 nuits chez des Religieuses grâce à Sr Julia, une amie de Christine Dubois qui a travaillé avec elle dans le bidonville de la Tablada au Sud de Lima. Super la nourriture, le lit bien reposant, la lessive, ... bref j'y resterais bien davantage mais "la Transandine m'appelle !"

Découvertes autour de Cajamarca

Les nécropoles pré-incas de Otuzco qui se trouvent à 8 km de Cajamarca sont constituées de niches funéraires construites à flanc de colline. En revenant de cette visite, je n'ai pas vu un casse-vitesse à cause du soleil couchant et je me suis retrouvé dans le fossé après une belle pirouette! Plus de peur que de mal, rien de cassé y compris pour le vélo ! Heureusement je portais le casque, équipement si peu courant ici au Pérou!

La "Cumbe Mayo" est un site pre-inca dans un paysage merveilleux surtout avec le soleil présent depuis mon arrivée à Cajamarca. 

Un guide compétent pour expliquer l'ingéniosité des constructeurs de ces canaux de conduction d'eau. En Quechua, ce site porte le nom de "Kumpi mayo" ce qui veut dire "canal bien fait", très très longtemps avant Jules César ! 

A quelques km de la ville, grâce à une piste cyclable à double sens de deux mètres de large (5 bons points pour le Pérou !), je suis allé prendre un bon bain chaud aux "banos del Inca" ou Atahualpa, le chef Inca avait installé son camp lorsque le sinistre Pizarro arriva dans la région.

Rencontres à Cajamarca

Ce lundi 29 juin étant férié au Pérou (fête de St Pierre & St Paul), je suis resté un jour de plus pour rencontrer les amis du SER. Cette Association de Services Educatifs en milieu Rural poursuit différents objectifs principalement:

  • une gestion publique démocratique et une "Bonne Gouvernance";
  • un accès a la Justice pour tous;
  • la promotion de la citoyenneté;
  • un travail de reconstruction suite aux conflits armés internes ... l'on se souviendra des années noires du temps du "sentier lumineux"

Mais restent actuellement bien d'autres problèmes comme le manque de respects des Droits des travailleurs des mines et du manque de respect de l'environnement (exemple : pollution de l'eau).

Dans le bureau de cette association partenaire d'Entraide et Fraternité (l'une des ONG sponsorisées par la Transandine) depuis de nombreuses années, j'ai rencontré plusieurs personnes, des Péruviens, Sra Pilar et Sr Ricardo ainsi qu'une jeune volontaire allemande, Lena s'exprimant en Français. 

Le coordinateur régional, Sr Miguel Zegarra m'a expliqué en détail le programme d'action du SER dans la région en rappelant l'importance des "Rondas campesinas", ces associations de citoyens, nées dans les années 1970, luttant contre les vols, les viols, les violences imposées aux personnes (surtout les femmes et les enfants) dans les villages. Un programme toujours d'actualité !

Est-ce que mes messages vous intéressent ?

Une réponse d'une fidèle "supportrice": 

"Bien sûr, Léon, que tes messages m'intéressent toujours. Je dirais même de plus en plus. Au début, je les lisais un peu distraitement, maintenant, je vais voir sur la carte les endroits que tu mentionnes et je pense à toi très souvent. Tu me soutiens dans ma vie de tous les jours. Vraiment, vive internet! C'est fabuleux cette communication. J'ai gardé la photo du petit bonhomme au bonnet, il est trop mignon! Voilà que la providence a encore "frappé" : ce petit-déjeuner (pas si petit que ça d'ailleurs!) improvisé, c'est divin, dans tous les sens du terme, non ? Vraiment, tu as toujours une mine resplendissante, et ton moral a l'air de suivre aussi. Tant mieux! Ne change rien. Nous sommes tous avec toi de ce coin-ci du monde. Bonne route et à la semaine prochaine! " 

Francoise Lesuisse d'Assesse.

Dangers ??

Une question que plusieurs me posent : quels sont les dangers que je rencontre? En fait ... jusqu'à présent, je n'ai pas été inquiété par des personnes qui auraient des intentions disons malveillantes. Du côté circulation, pas de problème majeur non plus, les poids lourds (camions et bus) ainsi que les autres véhicules m'avertissent à l'avance par un coup de klaxon qu'ils vont me dépasser. Plusieurs chauffeurs tiennent à m'encourager par un signe amical ou un coup de klaxon. La pancarte arrière "Transandina Quito - Lima - La Paz" les informant clairement de l'objectif de mon périple.

Le seul véritable danger vient des nombreux chiens agressifs qui tournent autour du vélo. Jusqu'a présent, un seul m'a mordu ... mais il s'est cassé les dents sur ma chaussure! Pour les dissuader de m'agresser, je crie aussi fort qu'eux mais c'est seulement la vitesse qui me permet de m'en débarrasser ! ... ouaille quand je suis en côte !

"Hospedaje" et hospitalité

Généralement, je cherche un petit hôtel pour la nuit. Du point de vue budget cela tourne aux alentours de 5 dollars en Equateur à 3, 4 Euros au Pérou. Vous comprenez qu'à ce prix, je ne dois pas être très exigeant sur le nombre d'étoiles. Parfois il n'y en a qu'une seule, ou une demi ou même parfois pas du tout lorsque je dois m'éclairer à la bougie. Mais si la nuit est sans nuages, dans ce cas il y en a des milliers ! 

Mais cela ne ternit en rien l'accueil des gens ! Une nuit je me suis retrouvé chez moi ... "a l'Hostal del Leon" à la lumière d'une bougie comme au temps de nos grand-parents ! Une autre fois, j'ai dormi dans une chambre prévue pour les clients d'une station d'essence ... et à minuit, plus de groupe électrogène!

Un autre exemple d'hospitalité: sur la route menant à Hualgayoc, le jeudi 25 juin, j'ai été interpellé par une dame qui, sachant que sur cette route il n'y avait pas le moindre restaurant ni de magasin, m'a invité à dîner chez elle Et vu son insistance, je n'ai pas pu refuser. Il est vrai que je commençais a avoir l'estomac dans les talons!

De Cajamarca à Cajabamba

Une belle route asphaltée et pas trop pentue, cela me change. Aujourd'hui mercredi 1er juillet, j'ai roulé relax et à 14h30 j'arrivais à San Marcos apres avoir "avalé" 66 km. Sur ce trajet, j'ai parcouru mon 2000eme kilometre en deux mois, à une moyenne légèrement supérieure à 10 km/heure. Rencontre avec des paysans qui écrasent leurs grains moissonnés grâce à des ânes ou des chevaux (voir photos).

Sur les ondes de radio Chesquillacta ( = " Message du Peuple") à San Marcos

Ce jeudi 2 juillet entre 13 et 14 heures, une interview concernant mon voyage, ses objectifs, les rencontres, les difficultés a été diffusée dans le cadre de l'émission quotidienne "Semillas de Justicia", c'est-à-dire "Semences de Justice". La veille, j'avais rencontré Sra Rocio Longa, une sociologue travaillant pour l'association Projur dans la région de San Marcos.

Bien arrivé à Huamachuco

Accueilli le soir du 2 juillet à Cajabamba par une religieuse Canadienne francophone, Sr Elmira Allary, qui essaye de sensibiliser les jeunes à la problématique du respect du "medio ambiente" et au réchauffement de la planète, je suis parti tôt ce matin en direction de Huamachuco

Une route presque plate, m'avait dit un chauffeur. En réalité, ce fut bien plus dur que prévu, avec quelques sérieuses montées. Très dur en raison du revêtement de la route : des cailloux, du sable, de la boue. Mais bien arrivé à la tombée de la nuit après 56 km, à la moyenne de 6,8 km/heure. Demain matin, samedi 4 juillet, un peu de repos avant de repartir.

Sur ce, je vous quitte sur cette longue route qui mène à la Cordillère blanche, dont certains m'ont dit, qu'avec le réchauffement climatique, elle est de moins en moins blanche !

Léon

dimanche 28 juin 2009

Transandine n°9: De Bambamarca à Cajamarca (Nord du Pérou)

Du dimanche 21 juin au samedi 27 juin 2009

Le travail de la terre au Pérou

Les photos que je vous ai envoyées vous montraient comment les paysans péruviens travaillent encore aujourd'hui. J'ai eu l'occasion de traverser une très belle région avec de nombreuses rizières. En fait, il n'y a pas qu'en Asie que les paysans cultivent le riz dans des rizières. Au Pérou, certains paysans travaillent encore avec des boeufs et parfois la récolte se fait encore à la faucille et le battage à la main. Quand je m'approchais d'eux pour les filmer, c'est toujours avec le sourire qu'ils m'accueillaient.

Sur la route de Chota

Ce dimanche matin, 21 juin, alors que je m'apprêtais à quitter la ville de Lajas, j'ai été interpellé par une dame qui me demandait si j'avais déjà déjeuné. En fait non, j'étais parti de bon matin de Cochabamba (où tous les magasins étaient encore fermés) après avoir avalé quelques biscuits. 

La maman de cette dame m'a apporté du pain, des pommes de terre et de la viande... et une banane. Nous nous sommes retrouvés dans la ville de Chota pour assister à la procession tout en fanfare avec la statue de St Jean-Baptiste pour sa sortie annuelle à travers la ville. 

Auparavant j'avais assisté à la sortie d'un enterrement : les gens jettent du riz et des fleurs (symboles de la Vie) sur le cercueil... comme chez nous lors des mariages !

Un mois de travail pour confectionner un chapeau

Dans la rue j'ai eu l'occasion de parler avec un couple qui confectionne encore des chapeaux à la main. Travail considérable puisqu'il faut un mois pour en confectionner un. Ils se vendent entre 400 et 500 sols (soit entre 100 et 125 euros si je ne me trompe pas dans le taux de change !)

Rencontre dans le village de El Ahijadero

Accueil dans la famille de Lino et Yolanda Calvez, des amis de Christine Dubois de Floreffe. Apres 12 jours de vélo d'affilée, deux jours de repos uniquement pour le vélo puisque j'ai accompagné un petit groupe d'apiculteurs dans la montagne.

Nous avons voyagé une heure en camionnette, quelques km en moto. Il nous a fallu ensuite plus d'une heure pour grimper jusqu'à une altitude de 3.200 m. Depuis quelques années, sous l'impulsion d'une ONG, un petit groupe de paysans a installé des ruches. 

Ce mardi 23 juin, c'était la récolte du miel. Un plus pour ces familles pour qui l'agriculture assure difficilement un revenu décent. Le retour s'est fait en partie à moto (à trois !) et en camion. 

Du haut, l'on "apprécie" davantage la profondeur des précipices que l'on frôle. Heureusement, les péruviens sont de très bons chauffeurs !

La famille Calvez vit de l'agriculture et de quelques animaux dont une vache. Chaque jour Yolanda vend trois litres de lait, gardant le reste pour la famille (voir photo de la traite). En plus, son mari a une serre produisant des tomates. 

L'ONG "Entraide et Fraternité", qui est sponsorisée par la Transandine, soutient cette communauté de El Ahijadero. De même qu'OXFAM à Ambato, il s'agit surtout de renforcer la formation de ces petits agriculteurs pour favoriser leur autonomie.

Sur les ondes de Radio Bambamarca

Ce mercredi 24 juin, sur la place principale de cette petite ville, une cinquantaine de personnes sont groupées autour de moi pour entendre l'interview de journalistes de la presse écrite et de la radio régionale mais surtout pour s'intéresser au vélo venu de loin. Sur le coup de midi lors des informations de la mi-journée nous avons pu entendre mon témoignage en direct. 

Des nouvelles de Belgique et du monde

Grâce à ACTU24, je suis en lien presque quotidien avec l'actualité. Des nouvelles qui me font parfois mal comme celle de l'incendie de l'école primaire d'Andoy où j'ai passé six ans de mon enfance.

Ou des nouvelles qui ne peuvent que nous réjouir comme celle concernant la lutte des Indiens en Amazonie Péruvienne. Malgré les violences que l'on ne peut que déplorer, c'est une victoire pour ceux et celles qui luttent pour la préservation de la planète et les Droits Humains. 

Voici ci-dessous quelques lignes d'un message reçu de Nicole Dujardin, une fidèle correspondante de Couvin:

Dans le journal, j'ai lu que les Indiens du Pérou se révoltaient. Ils veulent protéger leur forêt amozonienne. Depuis deux mois paraît-il, ils bloquent des routes et des rivières pour protéger leur forêt. Des luttes avec la police ont fait plus de 35 morts. Ils vivent de ce que la forêt leur offre: plantes et animaux pour se nourrir; arbres pour s'abriter et faire du feu...Ces peuples vivent ainsi depuis des années. Mais le monde a changé, et des menaces planent sur eux. Des entreprises viennent raser de grandes zones de forêt pour en vendre le bois. D'autres creusent le sol pour en extraire des minerais (argent, cuivre, plomb, zinc...).

Sur le plateau de Hualgayoc à Cajamarca (25, 26 et 27 juin 2009)

Jeudi 25 juin, le vélo n'a pas bronché lorsque je l'ai ré-enfourché, direction Cajamarca. Ce jour là, une seule montée: 29 km plus 10 le lendemain matin pour arriver au sommet du col de Hualgayoc à 3.860 m (selon mon altimètre). En annexe, photo prise par un ouvrier de la mine d'or se trouvant à cet endroit.

Le jour suivant, paysages fabuleux sur ce plateau balaye par les vents entre 3.500 et 3.800 mètres (voir photo). Le soir, n'ayant pu arriver à la ville de Cajamarca, j'ai bivouaqué dans la forêt non loin d'une très grande mine d'or et d'argent. La nuit fut assez froide et, tranquillisez-vous il n'y a aucun animal qui soit venu me caresser ou me lécher les pieds!

Arrivée à Cajamarca, samedi 27 juin 2009

C'est dans cette ville que le chef Inca Atahualpa fut assassiné par le sinistre Conquistador Francisco Pizarro, assoiffé d'or et de conquêtes (voir le guide "Lonely Planet" sur le Pérou pages 395-399 1ere edition). Depuis, le monde n'a guère changé !

Quant à moi, demain dimanche et lundi, rencontre des partenaires d'Entraide et Fraternité avant de partir vers le Sud et la Cordillère blanche, où il doit y avoir de la neige, du moins sur les sommets.

En espérant que mes messages continuent à vous intéresser, je vous donne rendez-vous dans une semaine.

Léon

dimanche 21 juin 2009

Transandine n°8: Entrée et premiers jours au Pérou

Du dimanche 14 juin au samedi 20 juin 2009 

Après six semaines passées en Equateur, je suis entré au Pérou sous le soleil. Fini la pluie qui rendait les routes en terre presque impraticables.

Un pont 6 fois plus large que les routes qui y mènent !

Surprenant ce pont/frontière entre les deux pays, appelé "pont de l'intégration": longueur ("longitud" en espagnol !) = 60 mètres ; largeur = 12 mètres soit 6 fois plus large que la route empierrée et en terre de chaque côté du pont !

Arrivé vers 16 heures au poste de douane, les formalités douanières se sont passées sans problème. Toutefois, étant donné que la barrière est fermée avec un cadenas puisqu'il est rare qu'un véhicule (autre qu'un vélo) franchisse la frontière à cet endroit, j'ai eu quelques difficultés avec mon vélo et son chargement qui dépassait la hauteur de la barrière, du moins pour la frontière Péruvienne.

Pour quitter l'Equateur, le gentil douanier avait accepté que je le filme en train de m'ouvrir la barrière (ce qui me m'était jamais arrivé en Europe lors de mes nombreux voyages).

La cordillère dans toute sa splendeur

Durant ma traversée de l'Equateur, la Cordillère des Andes était pratiquement toujours dans les nuages. En arrivant au Pérou sous le soleil et un ciel presque sans nuages, elle m'est apparue dans toute sa splendeur. La traversée du Pérou promet d'être splendide!

Rencontres diverses

En quittant l'Equateur, j'ai rencontré un serpent qui traversait la route. Comme il avait peur de moi j'ai pris le temps de le filmer.

Les premiers contacts avec les Péruviens sont très bons. Plusieurs familles m'ont offert des oranges. Ce samedi matin, au sommet d'un col (2.775 m), une dame m'a invité à prendre une tasse de café. Dans la maison, ils élèvent des cochons d'Inde. En Equateur et au Pérou, ce sont des "cuy"... destinés a la consommation!

De Chiple à Cutervo : le tronçon le plus dur de la Transandine... jusqu'a présent !

Pour franchir la frontière entre l'Equateur et le Pérou, j'avais pédalé pendant 250 km sur des routes en terre et empierrées. Grande était ma joie de retrouver une belle route macadamisée... et en descente, de la ville de Jaen vers l'océan Pacifique. 

Ma joie fut de courte durée. En effet pour arriver ici à Cutervo d'où je vous envoie ce message, il y a 63 km. Il m'a fallu 13 heures pour les parcourir (réparties sur deux jours et demi) ! La plupart du temps, je poussai le vélo en raison du caractère pentu de la route, de la boue provoquée par les pluies et des cailloux. 

J'ai du loger à Santo Domingo à mi-chemin. Je croyais que je n'y arriverai jamais. Et vers 20 heures, dans la nuit noire des Andes m'est apparu un village avec de la lumière, un "hospedage", un restaurant et même un cyber-café (avec un seul écran !). 

Quant à hier soir, selon les conseils de trois paysans rentrant des champs, j'ai installé mon couchage à l'abri d'une construction financée par une OMG pour la commercialisation du lait. Vers 11h, les vigiles sont passés mais m'ont laissé tranquille comprenant que j'étais en voyage. La nuit fut clémente malgré le fait que je me trouvais à plus de 2.500 mètres d'altitude.

Je ne suis pas seul sur la route !

Selon une famille, il y a un groupe de jeunes des USA qui sont passés par la même route que moi ! Par ailleurs, selon d'autres témoignages, un trio "descend" en vélo vers Lima : deux hommes et une femme qui serait la "noiva" ou du moins "la namorada" de l'un des deux hommes. Ici tout se sait !

Première crevaison

Jeudi 18 juin, première crevaison après 1.650 km (normal ... si vous voyiez les cailloux)! Pour le changement de pneus, j'ai monté les "Marathon XR Schwalbe" que je réservais pour la Bolivie. Pour assister à l'opération, il y avait une dizaine de spectateurs : des enfants en route vers l'école. Après cela, j'ai eu droit à une bonne soupe de la dame qui avait observé cela de sa cuisine. "Muchas grazias".

La fête de la St-Jean

Les gens qui me croisent me demandent si je vais à la fête de la St-Jean. Normalement, c'est le 24 juin. Mais les festivités qui durent une semaine commencent déjà aujourd'hui samedi 20 juin. Compte-rendu dans le prochain message.

Je suppose qu'en Belgique les examens sont finis. Reste le plus dur : l'attente des résultats.

Déjà à tous ceux qui auront la chance d'en prendre, je souhaite de "bonnes vacances".

Léon au Pérou

dimanche 14 juin 2009

Transandine n°7: De Vilcabamba à Zumba en Equateur

Du dimanche 7 juin au samedi 13 juin 2009

Suite de la route en Equateur

Il semblerait que les gens vivent vieux dans cette région située au sud de l'Equateur, proche de la frontière avec le Pérou. Sans doute grâce a la bonne alimentation et au climat; mais vraisemblablement pas parce qu'ils font du vélo... en effet je n'en ai pas croisé sur la route qui me conduit au Pérou !

Echos de deux jours de vacances avec la famille Leman

Plein de souvenirs d'enfance à partager avec ma cousine Marie-Anne, cette Tournaisienne qui a émigré dans les Yvelines et Hubert son mari qui consacrent tous deux une bonne partie du temps de leur retraite à aider des associations de développement en Inde, au Burkina Faso et en Equateur, plus précisément en Amazonie où leur fille Amélie travaille (voir message n°3).

La ville de Cuenca, appelée autrefois Tonebamba fut occupée par les Incas mais des temples de cette civilisation, il ne reste ici que quelques murs de pierre. 

Le parc national de Cajas situé à l'Ouest de la ville nous a permis de nous balader dans une nature merveilleuse aux multiples lacs. Des 200 lacs de ce très grand parc naturel, nous en avons vu 6 ou 7. 

Très peu de randonneurs, quelques lamas, moutons, chevaux. Avec en prime de très beaux paysages. Nous étions à certains moments à plus de 4.000 mètres !

Nous avons du interrompre notre séjour à Cuenca car le petit Huaira ne supportait pas le changement de climat... de retour dans son Amazonie, aux dernières nouvelles, il a retrouve la santé. Avant de me quitter, il m'a fait cadeau d'un petit drapeau équatorien... qui flotte à présent sur le guidon de mon vélo.

De retour à Vilcabamba

J'y ai retrouvé mon vélo que j'ai aussitôt réenfourché. Jusque Yangana, la route vers le Sud est asphaltée. Ensuite, jusqu'au Pérou, c'est une route empierrée. Quand il fait sec, il y a bien de la poussière quand un véhicule passe mais cela ne dure pas très longtemps. En revanche, la pluie amène son lot d'ennuis. 

Jeudi 11 juin, la pluie m'a beaucoup retardé si bien que lorsque, vers 17 heures, je m'apprêtais à continuer à monter dans la cordillère, des ouvriers de la route m'en ont dissuadé et m'ont proposé de passer la nuit dans leur cabane. 

Il y avait un gardien pour la nuit qui passa la nuit dans un camion. Quant à moi, j'étais tout heureux d'avoir trouvé ce refuge car toute la nuit, le vent et la pluie n'ont cessé. Au petit matin, j'ai salué les ouvriers et j'ai continué ma route: de la boue, des torrents d'eau à passer à gué... mais heureusement la pluie avait cessé.

Ce vendredi, rebelote la pluie est réapparue en fin d'après midi et la boue a considérablement ralenti ma progression. Heureusement, je suis arrivé à Zumba, la dernière ville équatorienne importante avant la frontière: un petite pension où j'ai pu faire un nettoyage complet du vélo devenu méconnaissable.

En route vers le Pérou

Vu de loin, vous me direz peut-être que ce n'est pas le Pérou ... mais si, je vous assure, il s'agit bien du Pérou ... plusieurs fois plus grand que l'Equateur! Alors imaginez-vous le nombre de jours que j'aurai "la chance" de passer dans ce pays ! Demain, dimanche 14 juin (une bonne fête à tous les papas), je passe la frontière.

Au plaisir de vous reparler par mon prochain message ... au Pérou, cette fois !

Leon

samedi 6 juin 2009

Transandine n°6: De Gualaceo à Vilcamarca en Equateur

Du dimanche 31 mai au samedi 6 juin 2009

Un peu de repos à Gualaceo

Le week-end passé, 30 et 31 mai, je me suis reposé chez José et Cecilia Velez qui ont travaillé de nombreuses années au Collège de Basse-Wavre et qui sont revenus en Equateur pour leur retraite dans un merveilleux coin de verdure au bord d'une rivière à un kilomètre de la charmante ville de Gualaceo

José a écrit un livre très bien documenté sur la problématique du réchauffement climatique, phénomène mondial qui affecte particulièrement les pays Andins et l'Equateur. 

Dimanche après-midi, José m'a emmené pour une balade dans les montagnes à la découverte d'un lac ... un cadre merveilleux ou la nature est encore à l'état pur.

L'accueil de Jimmy

Lundi 1er juin, arrivé à Cumbe, un petit "pueblo" sans hotel, devant le bureau fermé de la paroisse (fermé tous les lundi), un homme du village a compris que je cherchais un endroit pour loger ... il m'a tout simplement invité à passer la nuit chez lui. " Muchas gracias amigo ! "

Une route aux multiples lacets, montées interminables et descentes vertigineuses

Chaque jour me réserve son lot de montées. Il m'arrive de grimper pendant 3, 4 ou 5 heures sur la journée à une vitesse moyenne de 5 ou 6 km/heure. J'ai tout le temps d'admirer la beauté des paysages (lorsqu'il n'y a pas de nuages) et de saluer les gens au bord de la route. 

Plusieurs chauffeurs m'encouragent par un coup de klaxon ou un signe de la main. Je dois vous dire que je suis toujours heureux d'arriver au sommet et de me laisser glisser dans la descente, parfois à du 50 km/heure et ce pendant 15 ou 20 km, en m'arrêtant de temps en temps... au bord des précipices... pour admirer les villages à 500 ou 1.000 mètres en contrebas. 

Heureusement... et ceci devrait vous rassurer... le vélo est pourvu de freins puissants hydrauliques !

Une nuit calme dans un gite à Saraguro le mercredi 3 juin

Perché tout en haut d'une colline à quelques kilomètres de la ville de Saraguro, j'ai déniché un gîte tranquille où j'ai pu goûter le délicieux maïs accompagné de fromage, le plat le plus courant de ce pays ... et d'un thé aux herbes de montagne. 

Julio et son épouse Luz-Angelica ont tenu à revêtir leurs habits traditionnels pour la photo au moment du départ. Il m'ont réservé un accueil vraiment chaleureux, me posant un tas de questions sur le but de mon voyage, intrigués comme beaucoup d'autres par le fait que je voyage seul et ... aussi longtemps. 

Ce gîte fait partie du réseau équatorien du tourisme qui vise à mettre en valeur la culture indigène. Si vous désirez en savoir plus, voyez leur site.

Dimanche 7 juin au matin, je reviendrai ici à Saraguno pour le marché. La région est habitée par les Saraguro, le peuple indigène le plus prospère du Sud de l'Equateur. 

Les Saraguro vivaient à l'origine autour du lac Titicaca, au Pérou mais ils furent déplacés autoritairement dans le cadre des mitimaes, un système de colonisation de l'Empire Inca. Et oui, hélas, il n'y a pas que Staline (et d'autres encore) qui forcent les peuples à se déplacer... !

Les Saraguro portent de superbes costumes : hommes et femmes portent un chapeau plat en feutre blanc à larges bords. Les hommes coiffent leurs cheveux en queue de cheval. Les femmes portent de lourdes jupes noires plissées et des châles attachés avec des épingles d'argent.

Rencontre de deux anglais voyageant en side-car

Les side-cars m'ont toujours fasciné ... me rappelant celui de mon oncle Jean, lorsque nous voyagions avec Tante Alice et les cousines d'Haltinne. L'an passé en Ukraine, j'en ai vu de tous les modèles. 

Il se fait que ce jeudi 4 juin, jour de pluie, j'ai rencontré deux anglais, Andy et Maya, qui traversent les Amériques du Nord au Sud pendant huit mois grâce à un side-car arborant deux roues de rechange. 

Nous avons partagé nos expériences et même un petit pain. Ce couple compte se rendre au Pérou et en Argentine comme moi mais en passant par le Brésil. Leur site : www.adventuresidecar.co.uk

Arrivée à Vilcabamba

Jour facile que ce vendredi 5 juin. De Loja à Vilcabamba, pratiquement une longue descente sous le soleil. Grâce au "Lonely Planet", guide très complet que je vous recommande, j'ai déniché un petit hôtel tenu par un couple Français. Un coin merveilleux au calme... avec des hamacs comme en Amazonie. 

Le vélo et les bagages resteront au repos ici pendant que je vais rejoindre, en bus, mes cousin et cousine de France, leur fille Amélie et le petit Huaira. Nous visiterons la ville de Cuenca et la région pendant trois jours.

De cela, nous reparlerons dans le prochain message.

Léon ... toujours en Equateur (mais le Pérou se rapproche).

samedi 30 mai 2009

Transandine n°5: De Riobamba à Gualaceo en Equateur

Du dimanche 24 mai au samedi 30 mai 2009

Derniers moments passés à San Francisco de Cunuguachay

Le dimanche 24 mai, c'était la fête dans le village portant le nom de l'Ascension. A cette occasion, démonstration d'un groupe folklorique plein de couleurs vives et l'après midi "courses" de taureaux dans une arène construite pour cette occasion. 

Réjouissance(s) avec pas mal d'alcool... pas de blessés parmi ceux qui se risquent à défier les taureaux ! Il parait que lorsqu'il y en a (et même parfois des morts), "c'est que les taureaux étaient bons !" Moi, je ne me suis pas approché trop de l'arène, avec mon vêtement de couleur rouge !

La culture Quichua... pour encore combien de temps ?

Echange très intéressant avec le Père Pierrick la veille de mon départ. Le travail dans les communautés indigènes vise à préserver le mieux possible les richesses de la culture Quichua. Il y a dix ans, il était encore interdit de donner des noms Quichua aux enfants, alors tout le monde s'appelait José, Juan ou Maria. Quant à la langue Quichua, elle est hélas vraisemblablement destinée à disparaître. Les jeunes qui s'en vont faire des études et reviennent au village avec un diplôme ou un uniforme de militaire ou de policier ne veulent plus parler cette langue. Elle n'est plus enseignée dans les écoles.

Julos Beaucarne, notre ami de Belgique, dirait à propos de cette langue, plus ancienne que l'espagnol, qu'elle est venue "à pied" (pas à vélo car la route n'existait pas encore à cette époque) du fond de la mémoire Andine. Des siècles avant l'arrivée des Conquistadores. D'ici deux ou trois générations la culture Quichua aura disparu. 

Dommage pour la diversité dans la façon de s'habiller, de manger, de penser... En Equateur aussi, l'uniformisation est en route, avec les mêmes jeans portés que ce soit à New York ou à Pékin, avec à l'oreille le même portable Mobistar (ou Movistar, la version équatorienne... c'est du pareil au même), le repas Chinois ou le Fast Food au "hamburger" !

Toutefois, et c'est cela le plus important, le travail communautaire de l'équipe du Père Pierrick (comme beaucoup d'autres le font dans d'autres villages en Bolivie, au Pérou, etc ...) n'est pas inutile. Au moins les jeunes femmes conscientisées ne se laissent plus dominer comme leur maman par le machisme environnant. La dignité et le respect de tous et de toutes sont en marche... rien ne pourra les arrêter !

Pour ceux qui sont intéressé(e)s par ce genre de tourisme communautaire et écosolidaire, la maison ou j'ai été hébergé pendant 4 jours s'appelle "Quilla Pacari" ("lune qui se lève" en Quichua), les renseignements sont disponibles, en français et en espagnol sur le site: www.ahuana.com très intéressant... même si vous ne comptez pas voyager dans ce pays !

Alausi et son fameux train des Andes

Le mardi 26 mai, repos pour le vélo. Je pars en randonnée le long d'une voie de chemin de fer désaffectée reliant Quito à Guayaquil. Une prouesse technique pour ceux qui ont construit ce chemin de fer à travers les Andes équatoriennes à la fin du 19ème siecle. 

Un peu après la ville d'Alausi, ils se sont buttés à une montagne infranchissable appelée le nez du diable ("Nariz del Diabo"). Ils ont "contourné" l'obstacle par un "zig-zag" de plusieurs tronçons parcourus successivement en marche avant et en marche arrière. Helas, plusieurs ouvriers y ont laissé la vie dans ce chantier !

Logement dans un garage

Le mercredi 27 mai, la route parcourue en quittant Alausi était tellement pentue que je n'ai pu rallier la ville de El Tambo avant la tombée de la nuit. A Zhud, petit "pueblo" à l'intersection des routes vers Cuenca, Quito et Guayaquil, pas le moindre petit hôtel.

Une famille m'a proposé de passer la nuit dans un garage. Pas de problème... puisque j'ai un matelas autogonflant et un sac de couchage "basse température". Le seul problème c'est que j'étais à quelques mètres de deux routes importantes. Les bus et les camions ne cessant de rouler que de 2 à 4 heures du matin... je n'ai donc dormi que d'un oeil ou d'un demi !

Le site Inca de Ingapirca

Le jeudi 28 mai, temps exceptionnellement ensoleillé pour la visite du site Inca le plus important d'Equateur construit sur un site préincaique qui était déjà sacré pour les Canari, population habitant cette région avant l'invasion des Incas. 

Le temple du soleil construit au moyen de pierres sans mortier sur une plate forme ovale a été restauré d'une façon remarquable. A cet endroit se déroulaient des cérémonies hautes en couleurs dignes de la BD de Tintin. Apres la visite de ce site, j'ai parcouru une partie du chemin de l'Inca venant du Nord.

Congé pour le vélo ce dernier samedi de mai

Déjà un mois que nous (avec le vélo, je ne suis pas seul !) roulons. Aussi, ce samedi, repos complet pour lui ... dans la buanderie des Soeurs de l'Ascension, près de la ville de Azogues, chez qui j'ai trouvé "une bonne table" et un bon lit pour un sommeil réparateur. Ce samedi accueil chez Cécilia et José Velez de Gualaceo qui ont vécu en Belgique il y a quelques années déjà.

Et à la semaine prochaine pour d'autres nouvelles.

Léon

dimanche 24 mai 2009

Transandine n°4: De l'Amazonie équatorienne à Riobamba dans les Andes

Remontée de Shirupino en Amazonie vers Ambato via Puyo et Banos

J'ai quitté l'Amazonie avec un peu d'amertume, surtout après un si bel accueil de la part des amis de Shirupino, d'Amélie, ma petite cousine et de Teodoro, son mari. La longue remontée vers les Andes à été alternée par de la pluie (heureusement en Amazonie, elle est chaude) et du soleil (heureusement, il y a des arbres au bord de la route). Je fus le premier étonné d'avoir pu pédaler pendant 100 km sur une journée (de Shirupino à Puyo) et pendant 60 km le lendemain dimanche 17 mai jusque Banos alors que la route n'a pratiquement pas cessé de monter.

A Banos, j'ai pu bénéficier de l'eau très chaude d'un bain public situé à côté de la cascade de la "Virgen"; cette eau riche en minéraux a une température de 48 degrés; j'ai pu ainsi me remettre en forme avant d'entamer une longue montée jusque la ville d'Ambato : 5 heures pour parcourir 47 km ... à la moyenne de 9 km /heure ... et oui après avoir descendu vers l'Amazonie, il faut bien remonter!

Participation à une réunion de délégués de communautés paysannes indigènes à Santa Rosa près d'Ambato

Bien arrivé à Ambato le lundi 18 mai vers 16h30, après une longue montée offrant un paysage splendide sur la région entourant le volcan Tungurahua qui culmine à 5.016 mètres. Celui-ci s'est méchamment réveillé en 1999 au point qu'il a fallu évacuer tous les habitants de la région. Actuellement, il s'est rendormi. Il n'est toutefois pas visible ces jours-ci car son sommet disparaît dans les nuages !

Dans cette région, OXFAM-Solidarite (l'ONG Belge qui fait l'objet d'un parrainage au cours de ce raid) soutient le MIT: le Mouvement Indigène et Paysan de Tungurahua, qui cherche à défendre et promouvoir les droits des Indigenes. Ce mardi matin, 19 mai 2009, une trentaine de délégués des villages environnants se sont réunis pour organiser des marchés dans leur village respectif où il serait plus aisé de commercialiser directement les produits de leur travail.

Les quatres axes de travail de l'organisation sont les suivants:

  1. aider les petits producteurs à s'organiser, à prendre des responsabilités;
  2. améliorer la production en respectant le sol (agriculture biologique);
  3. transformer le produit en améliorant sa présentation en vue de la vente;
  4. favoriser la vente directe aux consommateurs en établissant un prix équitable pour tous.

Avec le President Carlos Moreta, j'ai pu échanger sur les grands défis à relever par cette association qui hélas, jusqu'à présent ne reçoit aucune aide du gouvernement équatorien. Merci ... muchas gracias a el y a los amigos del MIT de Ambato.

Riobamba, de nouvelles rencontres et hommage à Mgr Proano

Les militants d'Entraide et Fraternité (autre ONG Belge qui fait l'objet d'un parrainage) se souviennent de la figure marquante de Mgr Proano qui durant sa vie a pris résolument parti en faveur de la défense des Droits et de la Culture indigène en Equateur. Cette année, est célébré le centenaire de sa naissance.

Je suis bien arrivé le mercredi 20 mai dans le petit village de San Franciso de Cunuguachay. Dans les villages environnants, un prêtre français, le Pere Pierrick travaille depuis de nombreuses années dans l'esprit de Mgr Proano. C'est ainsi qu'il à mis sur pied des micro-entreprises pour promouvoir une économie solidaire et "une vie digne pour tous": une charcuterie, une fromagerie, etc.

Dans le village de Palacio Real, un nouveau projet est lancé: un restaurant proposant des plats typiques préparés avec de la viande de lama (laquelle contient beaucoup de protéines et peu de graisses et de cholestérol ... avis aux amateurs!), un atelier de transformation de la laine de lamas ainsi qu'un musée visant à préserver la culture andine.

A la rencontre du dernier mineur de glace "hielero" sur les flancs du volcan Chimborazo.

Parti très tôt, à 7 heures du matin ce vendredi 22 mai, avec le guide Jorge, juché sur un âne, et moi sur Morena, une gentille jument, nous avons grimpé jusqu'à une altitude de 4.685 mètres, là où se trouve la dernière mine de glace en activité.

Nous avons rencontré Baltazar,le dernier mineur, qui deux fois par semaine, amène de la glace taillée dans la montagne au marché de Riobamba. Une tradition qui se perd ... il y a vingt ans, il y avait encore 150 ânes qui transportaient la glace enveloppée dans une herbe récoltée sur les flancs du volcan (le plus haut sommet de l'Equateur avec ses 6.310 mètres d'altitude).

En route vers le Sud

Début de semaine prochaine, je reprends la route vers le Sud: les villes de Cuenca et Loja, en direction du Perou.

A la semaine prochaine pour d'autres infos.

Je joins des photos du voyage ... hautes en couleurs, surtout celles du marché traditionnel de la ville de Guamote (ci-contre).

J'espère que vous allez bien. Merci pour vos nouvelles que vous m'envoyez.

Leon ... toujours en Equateur (le pays est tellement beau !)

samedi 16 mai 2009

Transandine n°3: Du haut Papallacta à l'Amazonie équatorienne

Du samedi 9 mai au vendredi 15 mai 2009

Un écho dans la presse (en un diario del Ecuador)

Samedi 9 mai, avant de quitter Quito, un journaliste très sympa m'a interviewé en vue d'insérer un article sur mon projet de voyage dans un quotidien important d'Equateur: "La Hora".

De Papallacta à l'Amazonie équatorienne (hasta la Amazonia Ecuatoriana)

Le mardi 12 mai 2009 à 12h (19h heure belge) je suis arrivé à Mishaualli en Amazonie, accueilli par ma petite cousine Amélie et son époux Teodoro. 

La longue montée vers le col de Papallacta à été la montée la plus dure que je n'ai jamais faite dans ma vie ... à vélo ... jusqu'à présent ! Pour accomplir les 15 derniers kms de cette ascension, j'ai mis plus de 4 heures et c'est dans la nuit, deux heures après la tombée du jour, que je suis arrivé au sommet; heureusement j'ai trouvé un petit hôtel dans la descente après 10 km parcourus dans le noir (le vélo dispose d'un feu rouge arrière !) 

Bref, je suis toutefois heureux d'être passé par là et cela sans le moindre mal de tête ... la seule chose c'est que je devais m'arrêter tous les 50 mètres pour reprendre mon souffle, étant donné le poids du vélo, du chargement et surtout de l'altitude.

Lundi 11 mai et mardi 12 mai, je suis redescendu de l'altitude 4.064 à l'altitude 490 ici en Amazonie. Amélie et Teodoro ont mis sur pied une agence de voyage afin de permettre aux touristes qui le désirent non seulement de profiter des beautés naturelles de la région mais aussi d'entrer en contact avec les membres d'une communauté villageoise et de leur projet. 

En effet, depuis son arrivée il y à 4 ans dans le petit village de Shiripuno, Amélie aidée de Teodoro qui est devenu son mari, participe activement à ce changement: bourses d'étude pour favoriser la scolarisation des jeunes du secondaire; alphabétisation des femmes et surtout le projet de tourisme communautaire.

Shiripuno, un projet d'écotourisme communautaire (un projecto de ecoturismo comunitario)

Grâce à celui-ci, les femmes du village commercialisent elles-mêmes le produit de leur artisanat, ce qui leur donne le moyen d'assurer elles-mêmes l'éducation de leurs enfants. Par ailleurs, ce projet vise également la préservation de la culture Quicha tout en veillant à la préservation de l'environnement dans une région qui est encore, jusqu'à présent "vierge" mais qui risque dans les années qui viennent de susciter la convoitise de sociétes multinationales ... les mêmes, qui au Brésil, depuis des années, hélas, contribuent à la déforestation rapide du plus grand poumon de la planète.

Toute personne intéressée par ce projet peut s'informer d'avantage sur le site de ce projet d'écotourisme communautaire (courriel: teorumiagenciadeviajes AT yahoo.es)

Chutes d'eau et descente du fleuve Napo en pirogue

Le mercredi 13 mai, avec Teodoro comme guide, nous avons marché dans la forêt jusqu'à une chute d'eau dans laquelle nous nous sommes baignés. Sur le chemin, rencontres de papillons et de diverses espèces d'arbres des plus grands au plus étonnant, tel l'arbre téléphone, lequel frappé par un caillou peut transmettre votre message à 5 kms (sans fil et sans antenne!)

Aujourd'hui, jeudi 14 mai, nous avons effectué une descente de rivière en pirogue, à plus de 5.000 kms de l'endroit où je travaillais au Brésil entre 1974 et 1977 : la même forêt, les mêmes maisons en bois aux toits de paille construites sur pilotis, le même sourire de gens accueillants.

Un arbre vieux de 700 ans

Avec un guide récemment diplômé, je suis grimpé dans la forêt jusqu'à un endroit duquel on découvre un large paysage sur le Rio Napo. Nous avons pu admirer un arbre énorme haut de 50 mètres avec un pourtour de 20 mètres à la base (il faut 42 personnes avec les bras bien tendus pour "l'embrasser" !)

En route vers Riobamba

Ce samedi 16 mai, je réenfourche mon vélo .... qui s'est "reposé" quelques jours dans une chambre construite exclusivement avec des matériaux de la forêt. Me voilà de nouveau en direction des hauteurs, via Puyo et Banos, via une route qui serpente et qui est l'une des plus pentue de l'Equateur. Bref, je prévois de 5 à 6 jours pour rejoindre Ambato (projet soutenu par OXFAM). 

Ensuite je prendrai la direction de Riobamba et de Cuenca où j'arriverai aux alentours du 4 juin; c'est-là que je retrouverai Hubert et Marie-Anne, les parents d'Amélie, mes cousins français que je n'ai plus vus depuis 2001 !

A dans une semaine pour le message suivant de mon voyage ... si cela vous intéresse bien sûr !

Hasta mas. Muchas grazias; merci beaucoup pour vos messages ... qui me donnent du courage. Léon

Meilleurs bisous d'Amélie, ma petite cousine, de Teodoro, son mari et de Huaira, leur petit garçon dont le prénom Quichua signifie "le vent" ... !

mardi 12 mai 2009

Transandine n°2bis: Arrivée en Amazonie

Ce mardi 12 mai 2009 à 12h (19h heure belge) je suis arrivé a Mishaualli en Amazonie, accueilli par ma petite cousine Amélie et son époux Teodoro.  La longue montée vers le col de Papallacta a été la montée la plus dure que je n'ai jamais faite dans ma vie ... a vélo ... jusqu'a présent !  Pour accomplir les 15 derniers kms de cette ascension, j'ai mis plus de 4 heures et c'est dans la nuit, deux heures apres la tombée du jour, que je suis arrivé au sommet.

Heureusement j'ai trouvé un petit hotel dans la descente apres 10 km parcourus dans le noir.  Bref, je suis toutefois heureux d'être passé par là et cela sans le moindre mal de tête ... la seule chose c'est que je devais m'arrêter tous les 50 mètres pour reprendre mon souffle, étant donné le poids du vélo et du chargement et surtout de l'altitude.
 
Lundi 11 mai et aujourd'hui mardi 12 mai, je suis redescendu de l'altitude 4.064 à l'altitude 490 ici en Amazonie ou la pluie tant attendue depuis 5 jours est en train de tomber en ce moment.
 
D'ici quelques jours, vous recevrez le message complet de mon voyage depuis Quito jusque l'Amazonie et le récit de la visite de cette région très semblable à celle que j'ai connue au Brésil entre 1974 et 1977.
 
Hasta mas.  Muchas grazia

Léon

dimanche 10 mai 2009

Transandine n°2: Visite de Quito et démarrage en vue

Du lundi 4 mai au vendredi 8 mai 2009

Chères amies, chers amis,

Tout d'abord un tout grand merci pour vos messages auxquels je ne puis répondre individuellement mais qui m'apportent chacun quelques grammes de courage avant de démarrer la Transandine. Mes excuses pour la mauvaise qualité de l'orthographe; j'utilise maintenant le clavier du PC de Damien en mode anglais mais cela reste toujours un "Qwerty" ... les internautes qui voyagent savent combien cela donne "uma dor de cabeca" comme l'on dit en Portugais! Toutefois, vous pouvez retrouver mes messages corrigés grâce à Luc Goffinet ... voir ci-dessous.

Quito, patrimoine mondial de l'UNESCO

Avec la famille Paredes j'ai eu l'occasion d'apprécier cette merveilleuse ville en pleine restauration, tout d'abord d'un point de vue à la nuit tombante ... sous la pluie et le lendemain sous le soleil. Les édifices religieux (églises, cathédrale) et civils (théâtres, palais) de l'époque coloniale ne manquent pas dans la partie ancienne de la ville qui constitue le plus grand espace colonial le mieux conservé en Amérique du Sud ... précisent mes guides.

Avec Damien, nous avons eu l'occasion, entre autre de visiter la cathédrale avec des peintures de la célèbre "école de Quito" et l'église de la Compagnie de Jésus pour laquelle plus de 7 tonnes d'or furent utilisés ... la colonisation espagnole ne faisait pas dans le détail !

Lundi 4 mai, a 11 heures du matin, nous eûmes la chance d'assister à la relève de la garde présidentielle. De loin j'ai pu voir le President Rafael Correa, réélu recemment ... il y a juste une semaine. Son épouse d'origine Jamboise, Anne Malherbe n'assiste pas aux cérémonies officielles. Tout le monde ne s'appelle pas Michele Obama ou Carla Sarkozy !

Non loin du Palais, les chauffeurs de bus de la compagnie Ecovia récemment licenciés manifestent alors que défile la garde présidentielle à pied ... et à cheval.

Toutefois loin du tumulte, nous avons pu apprécier la quiétude des parcs comme celui de la Carolina et celui de la Alameda avec un observatoire datant de 1864. Très apprécié également le quartier de "la Ronda" avec ses ruelles aux murs repeints en blanc et aux balcons sous lesquels des chanteurs célèbres venaient chanter des sérénades autrefois.

Rencontre avec Lieven Pype, belge, responsable d'OXFAM-Equateur à Quito

Mardi 5 mai, rencontre très intéressante avec un coopérant belge d'OXFAM, Lieven Pype avec qui nous avons préparé la visite d'une ONG équatorienne soutenue par OXFAM à Ambato qui se trouve sur ma route. Nous aurons donc l'occasion de reparler du travail de MITA qui vise à former et à aider les paysans locaux pour qu'il puissent améliorer leur quotidien en commercialisant mieux et d'une facon directe les produits de leur travail.

Rencontre avec Diego Puente Correal, Directeur exécutif de CICLOPOLIS à Quito,

CICLOPOLIS est un organisme cherchant à promouvoir l'utilisation du vélo sous toutes ses formes par des balades à vélo dans et en dehors de la ville ainsi que sur le chemin du travail. Ils revendiquent un espace réservé à ceux et celles qui veulent une ville ouverte aux modes de deplacement non polluants. Un organisme qui comme le GRACQ en Belgique vise à promouvoir une citoyenneté plus responsable du monde et respectueuse de l'environnement. Avec l'appui des responsables politiques interpellés par cette démarche citoyenne, les artères principales sont réservées aux vélos le dimanche matin.

Avec eux, nous avons prévu que la Transandine commencera ce dimanche 10 mai à 8h du matin (15h en Belgique et en France) avec tous ceux qui le désirent ... un courriel ayant ete envoyé en ce sens à tous les membres. Je pourrai compter sur une assistance de leur part pour la traversée et la sortie de la ville, située à 2.850 mètres d'altitude. Ma famille d'accueil, les Paredes, m'accompagneront la première partie vers le col de Papallacta (4.064 m pour ceux qui veulent me suivre ... sans pédaler ! sur Google Earth).

Montage du vélo, premiers essais en altitude ... et dans le flot de la circulation !

Ce mercredi 6 mai, montage du vélo : rien de cassé ni de plié durant les vols, chargement et déchargement des bagages. Sous le soleil équatorien, je me lance pour un premier test de conduite à travers la ville. Arrivé aux environs de la maison de la culture, je commence à sentir la tête tourner. J'enfile quelques bananes (délicieuses en ce pays, rien à voir avec celles de nos supermarches !), je veille à bien m'hydrater. Dans un parc, un monsieur s'intéresse au vélo et à mon projet; il organise des voyages pour les touristes. Rentré chez mes amis après une sortie de 24 km, je me sens fatigué ... que sera-ce avec les bagages? Toutefois, j'ai confiance.

Rebelotte ce 7 mai, 32 km d'essai sur la "Panaméricaine" vers la Colombie jusqu'au village de Calderon (2.750 metres d'altitude), route "infectée", pardon envahie par une circulation impossible, surtout des camions et des bus crachant leur fumée à qui mieux mieux. Test concluant cependant, le vélo descend facilement ... et remonte egalement ... avec une bonne dose de tours de manivelles ! Etonnant, je me sens peu essoufflé au sommet (2.950 mètres d'altitude) !

Un pied dans chaque hémisphère

C'est possible ... à la Mitad del Mundo, visitee avec Damian ce jeudi 7 mai, avant l'arrivée des touristes (eh oui "le monde" appartient à ceux qui se lèvent tôt !) Dans l'allée menant au monument de forme trapézoïdale, trônent les bustes des géographes français et équatoriens qui ont effectué en 1736 les relevés de la ligne équinoxiale de la Terre. Ils ne se seraient trompés que de 200 mètres ... chapeau à ceux la qui ne disposaient pas, à l'époque, de satellites ... et de "Google earth" pour repérer la ligne de l'Equateur !

En photo ci-contre, vous me découvrirez enjambant les deux hémisphères ... avant que je n'opte résolument pour celui du Sud, les deux pieds bien accrochés à mon nouveau compagnon.

Changement de monture

Quoique en ce matin du 8 mai, je lui ai fait une petite infidélité comme vous le verrez sur la photo de gauche. J'ai parcouru quelques centaines de mètres à cheval pour admirer les paysages époustouflants que l'on découvre en prenant le téléphérique qui nous emmène à 4.100 m d'altitude: les volcans Pichincha vers le Nord et les cimes enneigées du volcan Cotopaxi qui culmine à 5.897 m.

Bonne fête des mamans

Je termine ce message en ce deuxième dimanche de mai, je souhaite une bonne fête à toutes les mamans, celles qui le sont aujourd'hui, celles qui le sont depuis longtemps et celles qui vont le devenir dans quelques semaines.

Um abraco muy fuerte,

Léon, sur le point de quitter Quito en Equateur

lundi 4 mai 2009

Transandine n°1: Bien arrivé à Quito en Equateur

Chères amies, chers amis,

Tout d'abord un tout grand merci aux nombreuses personnes qui étaient présentes à Beez le premier mai au matin au moment du depart de ce raid vers les Andes. Merci à ceux et celles qui ont tenu a m'encourager et à ceux et celles qui ont pris la parole au nom d'OXFAM, d'Entraide et Fraternité et du PAN, le Port Autonome de Namur qui sponsorise lui aussi le voyage ... vive les voies lentes !

Merci aussi aux 25 personnes qui ont pris avec moi le chemin du Ravel vers Leuze pour le pique nique et vers Huppaye. Vers 17h30, apres 80 km parcourus a la vitesse moyenne de 14,94 km heure, nous arrivions à trois dont Baptiste le benjamin des participants, à Limal ... pas encore à Lima !

S'en suivit le demontage du vélo et la preparation des bagages sachant que, outre le vélo, je n'avais droit qu'à un bagage ne dépassant pas 23 kgs ... alors que le vélo supporte 7 sacs et un pied photo ! Mais tout est rentré dont une partie dans l'emballage du vélo. Vers minuit, je m'endors pour une dernière fois en Belgique.

Un long voyage de 24 heures

Lever à 4 heures du matin. Merci à Raymond et Myriam de Limal pour m'avoir accompagné jusque Zaventem. Le vélo préemballé la veille reçut un emballage supplémentaire en carton, exigé par la Compagnie Iberia, avant de s'envoler avec moi via Madrid vers Quito.

Grâce au beau temps régnant sur l'Europe en ce début mai, un merveilleux paysage en damiers s'offrit à mes yeux avec ses couleurs, le vert des champs et des forêts, le jaune éclatant des champs de colza, le brun des terres récemment ensemencées, le rouge des toits des maisons sans oublier le bleu du ciel immense. Bref en cette période préelectorale, chacun pouvait s'y retrouver à part peut être l'orange !

Bien présentes également ... et visibles de l'avion les nombreuses éoliennes alternant avec les fumées blanches des centrales thermiques et nucléaires, prouvant qu'un vent nouveau est en train de souffler donnant raison à ceux et celles qui croient en un mode de vie respectueux de la terre, la Pachamama comme disent les gens d'ici ... notre mère à tous.

La terre sud américaine sous les nuages

Après de nombreuses heures de survol de l'océan Atlantique, nous ne pûmes admirer les terres du Vénézuela, de la Colombie et de l'Equateur que durant quelques instants à cause de la couverture nuageuse. Suite à des conditions météo difficiles à Quito, nous nous sommes retrouvés directement à Guayaquil au bord du Pacifique au grand étonnement de mes voisins allemands à qui j'ai traduit les informations données par le pilote. Deux charters avaient été affrétés pour nous ramener à Quito.

C'est tard dans la nuit que j'étais accueilli par Damien et son papa, 7 heures après l'heure initialement prévue. Après avoir recupéré les bagages et le vélo qui ont supporté le voyage tout aussi bien que moi, je suis accueilli chez Damien qui a passé une année d'études à l'athénée d'Izel en Gaume.

Journée de repos à Quito

Les parents de Damien et leurs 4 enfants m'ont accueilli en ce dimanche matin. Pendant que "los hombres" vont voir un match de football, ce à quoi les Mexicains n'ont plus droit pour l'instant, à cause d'une fameuse grippe qui se répand partout ... mais pas encore à Quito, je me repose veillant à m'acclimater à l'altitude de 2.800 m.

En effet dans quelques jours, avant de descendre en Amazonie Equatorienne, je vais devoir passer par un col de 4.000 mètres, 4.064 exactement, soit 40 fois l'altitude de la Meuse à Namur ... avec en prime une température très basse m'ont averti mes hôtes !

La suite dans un prochain message. Portez vous bien et à dans quelques jours avec tous les détails de la visite de Quito.

Léon

samedi 2 mai 2009

Traversée des Andes à vélo

Cinq mois et deux roues pour une traversée "solitaire-solidaire" des Andes

Comme déjà annoncé précédemment, ce vendredi 1er mai, je repars en vélo pour un voyage longue distance en Amérique du Sud (Equateur, Pérou, Bolivie et le Nord de l'Argentine).

En 2006, j'avais pédalé de Namur à Saint-Pétersbourg (4.028 km) et l'an passé de Namur à Yalta en Crimée (5.450 km). A la suite de ces raids, en décembre 2008, la Ville de Namur m'a octroyé le Trophée du Mérite sportif du cœur.

Parrainage

Pour ce nouveau défi, je lance de nouveau un appel à la solidarité : parrainer des ONG à savoir Entraide et Fraternité et OXFAM qui, sur le terrain, soutiennent l'engagement des communautés paysannes face au réchauffement climatique et en faveur d'un commerce mondial équitable.
  • Entraide & Fraternité : 000 - 0000034 - 34
  • OXFAM : 000 - 0000028 - 28
  • Action Damien : 001 - 1149918 - 59
  • Gr. Tiers-Monde de Gesves : 068 - 2018105 - 47
Si vous souhaitez que je sois au courant de votre don, envoyez-moi un petit message !

Sponsoring

Comme lors des deux voyages précédents, je prévois de réaliser un film. Pour couvrir en tout ou en partie le budget de ce voyage (billet aller-retour en avion, achat d'un vélo adapté aux conditions andines et réalisation du film), qui se chiffre à environ 4.500 Euros, je lance une recherche de sponsoring.

Je sais que, par les temps qui courent, cela n'est pas facile. Toutefois, toute contribution de votre part (5, 10, 20, 50 € ou davantage), en tant que personne, société, organisme ou Institution, me permettra en fin de course... ou de voyage, de boucler ce budget.

  • Sponsoring voyage : Banque Triodos 523 - 0454606 - 42
  • pour les versements de l'étranger : code IBAN : BE77 5230 4546 0642 BIC : TRIOBEBB

Si vous sponsorisez ce projet, votre nom ou celui de votre Société, ainsi que le logo que vous me fournirez par courriel, figureront dans le générique du film qui sera largement diffusé à partir de décembre 2009.

En espérant également vous revoir le jour du départ, le vendredi 1er mai 2009 à 9havec ou sans votre vélo au lieu de rendez-vous habituel à Lives-Sur-Meuse sur le chemin de halage en dessous du viaduc de Beez (N90 vers Andenne).

Départ réel de Zaventem: le samedi 2 mai 2009 à 7h55 vers Quito (Equateur) via Madrid. Rendez-vous des supporters à 6h45 (au plus tard) à l'étage des départs (Vol Iberia IB3207).

Premiers contacts en Amérique du Sud

  • arrivée à l'aéroport de Quito (accueil par Damian Paredes le 2 mai)
  • visite chez Amélie Leman (une petite-cousine) et Teodoro au bord du Rio Napo (en Amazonie équatorienne)
  • projets d'Entraide à Bambamarca (Pérou)
  • projet à Lima dans lequel Christine Dubois et son mari de Floreffe ont travaillé
  • projets de l'agronome André Devaux au Pérou
  • Monastère du frère Simon-Pierre Arnold à Chucuito au bord du lac Titicaca (en Bolivie)

Retour

  • à Zaventem le jeudi 15 octobre 2009 à 18h25 (Vol IB3214 en provenance de Madrid)
  • à Namur le samedi 17 octobre (les amis du GRACQ vous préciseront l'heure et l'endroit à temps voulu)

Léon

jeudi 1 janvier 1970

Transandine 2009 : livre-photos et projection du film à Gesves et à Namur

Chères amies, chers amis,

En 2009, j'ai effectué un voyage long de 7.000 km à vélo à travers les Andes dont les parrainages soutenaient l'Action Damien, OXFAM, Entraide & Fraternité et le Groupe Tiers-Monde de Gesves.  Vous avez suivi ce voyage sur ce blog et grâce aux messages hebdomadaires que je vous envoyais.

Le livre-photos et le film DVD dont je vous avais parlé dans mes derniers messages sont prêts.

1- Le livre-photos   " un rêve, un défi ... face à l'impossible "

Voici une photo de la couverture du livre qui porte comme titre:

    Sept mois et deux roues pour une traversée "solitaire-solidaire" des Andes.




Pour commander ce livre contenant 200 photos du voyage, veuillez verser la somme de 40 € au compte suivant: 523 - 0454606 - 42 (Triodos)

Bic =  TRIOBEBB     IBAN =   BE77 5230 4546 0642

ouvert au nom de Léon Tillieux, rue de l'abbaye, 10A - 5340 Faulx-les-Tombes (Belgique)

Si vous commandez ce livre sans tarder, il pourra vous être livré lors des séances de présentation du film.

Si le livre vous est transmis par la poste, il faudra prévoir de verser en sus les frais postaux au même compte .

2- Le film intitulé :    " La Transandine ,  l'impossible exploit "

monté et réalisé par Philippe et Michel de Ville

Les premières projections ont eu lieu à Namur :

  • jeudi 15 avril 2010 au local paroissial de la rue Rupplémont : 65 personnes
  • dimanche 18 avril 2010 au local paroissial de la rue Rupplémont : 50 personnes
  • mardi 11 mai 2010, au CAL (Centre d'Action Laïque)  : 39 personnes

Dans la commune de Gesves

  • mercredi 7 avril à la salle communale à Gesves : 32 personnes
  • mercredi 14 avril au Centre Récréatif Mozetois : 17 personnes
  • vendredi 16 avril à l'école communale de l'Envol  à Faulx-les-Tombes : 15 personnes
  • lundi 10 mai à 19h30, au presbytère à côté de l'église de Haltinne : 13 personnes

Autres projections

  • vendredi 7 mai 2010 à Sart-Messire-Guillaume (Commune de Court-St-Etienne) : 37 personnes
  • vendredi 25 juin 2010 à Bruxelles avec l' ONG Entraide & Fraternité : 30 personnes
  • vendredi16 juillet 2010 au Home St-Joseph à 5000 Namur  : 30 personnes

Prochaines projections prévues


A Namur

Dans le cadre du Salon Valeriane        samedi 4 septembre 2010 à 13h
Palais des Expositions, rue Sergent Vrithoff

A Ciney
  • vendredi 25 février 2011 à 14h30, Centre Culturel, Place Roi Baudouin, 1 à 5590 Ciney                 
    

Je serai heureux de vous revoir et de partager avec vous la richesse des rencontres humaines et la beauté des paysages Andins, grâce aux images ramenées de ce raid exceptionnel à travers l'Equateur, le Pérou, la Bolivie et le Nord Argentin.

Léon Tillieux

Adresse postale

Rue de l'abbaye, 10A
5340 Faulx-les-Tombes

portable :   0478 - 618581

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